Services - traites des personnes

Toute personne victime de la traite est un individu à part entière et chacune présente des préoccupations et des besoins de services qui diffèrent. Une personne peut n'avoir besoin que d'un type de services, tels que des soins de santé ou un logement, tandis qu'une autre peut avoir besoin de divers autres services.

Le modèle ci-dessous présente une sélection de services dont les personnes victimes de la traite peuvent avoir besoin dans un premier temps.

La personne trafiquée peut exiger : Services d’hébergement et refuges; Services de santé; Services du soutien émotionnel et de consultation; Services juridiques; Services d’interprétation Services de la police, de la Couronne et d’aide aux victimes; Services gouvernementaux; Services d’emploi et de main-d’œuvre; Services à l’enfance et à la jeunesse; Services à long terme.

Cliquez sur les titres suivants pour ouvrir les fiches de renseignements correspondantes en format PDF et ainsi connaître les critères sur lesquels vous appuyer pour fournir l'un des services mentionnés ci-dessus, conseiller des services ou trouver le service adapté.

Services de logement

La recherche d'un endroit sûr où la personne victime de traite peut se laver, manger et dormir est souvent le premier service, voire le service le plus important, que vous pouvez fournir. Si la sécurité de la victime est en danger, il se peut qu'il vous faille trouver un refuge doté d'une plus grande sécurité, ou penser à loger la personne ailleurs, probablement en dehors de la collectivité immédiate. Les services d'hébergement voudront s'assurer que la personne victime de la traite consent à respecter certaines des exigences qui sont imposées à leur refuge.

Services de santé

Une personne victime de la traite peut avoir des problèmes de santé à court et à long terme et peut présenter une blessure ou une maladie qui nécessite des soins, ou souffrir de maladies préexistantes non soignées. Une victime de la traite des personnes peut être atteinte ou affligée de problèmes psychologiques, physiques, sexuels ou de santé au travail. L'accès aux services de santé peut être une nouvelle expérience ou une expérience désagréable pour une elle – elle peut avoir besoin de se faire accompagner pour se rendre dans une clinique ou à l'hôpital.

Services de soutien émotionnel et de consultation

Une personne victime de la traite peut être affectée par divers problèmes émotionnels et de santé mentale, et peut tirer bénéfice de services continus de consultation et de soutien. Lorsque la personne traverse des situations traumatisantes, ce soutien devrait être apporté par un conseiller clinicien expérimenté ou un autre thérapeute professionnel. Cependant, comme la victime a besoin de se sentir en confiance avec la personne ou les gens chargés de lui apporter du soutien, il se peut qu'elle ne soit pas prête à travailler au départ avec un conseiller ou un thérapeute agréé et qu'elle préfère recevoir un soutien émotionnel moins formel, tel que de l'entraide par les pairs.

Services juridiques

Une personne victime de la traite peut avoir besoin de services juridiques indépendants et confidentiels afin de résoudre diverses questions d'ordre juridique (par exemple, l'obtention d'un statut juridique au Canada pour les ressortissants étrangers, le règlement des questions liées à l'emploi ou au droit de la famille, des conseils sur les éventuelles accusations criminelles et les plaintes au civil).

Services d'interprétation

Une personne victime de la traite qui ne parle pas la langue locale est susceptible d'être plus vulnérable au contrôle d'un trafiquant. En trouvant un interprète ou en fournissant des documents traduits, vous pouvez supprimer la barrière de la langue et rompre une des nombreuses chaînes invisibles que les trafiquants utilisent pour contrôler et manipuler les personnes. Souvenez-vous que les difficultés relatives à la langue ne se limitent pas aux victimes étrangères qui se trouvent au Canada : il existe de nombreuses régions au Canada où la population ne parle que l'une ou l'autre de nos langues officielles, et certains citoyens canadiens ou résidents permanents ne parlent aucune de nos langues officielles. De plus, une personne malentendante peut nécessiter un interprète en langue des signes.

Services de la police, de la Couronne et d'aide aux victimes

Une personne victime de la traite peut se retrouver dans le système de justice pénale soit parce qu'elle a décidé de dénoncer sa situation à la police, soit parce qu'elle a été identifiée lors d'une enquête policière. Le système de justice pénale se compose de trois parties principales : l'application de la loi (la police), le jugement (les tribunaux) et les services correctionnels (les prisons, la probation et la libération conditionnelle). Les services d'aide aux victimes font également partie du système de justice pénale au Canada. La police et la Couronne sont chargées respectivement d'enquêter sur les cas de traite des personnes, puis d'entamer des poursuites judiciaires et de veiller à la sécurité des personnes victimes de la traite pendant la procédure pénale. Les programmes mis en place par les services d'aide aux victimes sont tenus d'aider les victimes d'actes criminels à s'y retrouver dans les méandres du système de justice pénale et à obtenir des renseignements sur les services offerts dans leur région.

Services gouvernementaux – Permis de séjour temporaire

Une personne d'un autre pays présumée victime de la traite peut faire une demande auprès de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) pour obtenir un permis de séjour temporaire, et ainsi obtenir ou conserver son statut au Canada. La personne victime de la traite n'est pas tenue de participer à l'enquête criminelle ni de témoigner contre son trafiquant pour obtenir un permis de séjour temporaire. Lorsqu'un agent de CIC a des motifs raisonnables de croire qu'une personne peut être une victime de la traite, il peut délivrer un permis de séjour temporaire initial. Ce permis de séjour temporaire initial accorde à la personne un statut juridique au Canada pour une durée maximale de 180 jours.

Services d'emploi et de main-d'œuvre

Une personne qui est victime de la traite ou d'exploitation par son employeur, dans le cadre de son travail ou en tant que travailleur domestique, peut avoir à résoudre un certain nombre de questions relatives au travail. Les bureaux provinciaux et territoriaux chargés des normes d'emploi peuvent aider une personne à déposer une plainte ou présenter une réclamation liée au non-paiement des salaires, à l'obligation de verser une partie de son salaire à son trafiquant et à l'obligation de signer un contrat de travail illégal qui ne répond pas aux normes minimales d'emploi. Si la situation d'une personne victime de la traite comprend des questions relatives à la santé et à la sécurité au travail, l'agence chargée de la santé et de la sécurité au travail de votre province sera sans doute en mesure de prêter assistance.

Services à l'enfance et à la jeunesse

Les enfants et les adolescents ont des besoins uniques et montrent des vulnérabilités spéciales en situation de traite des personnes. Ils courent un risque beaucoup plus élevé d'être exploités par des trafiquants en raison de facteurs tels que leur immaturité émotionnelle et sociale, le sans-abrisme, une expérience antérieure de violence et d'agressions sexuelles, l'abus de drogues et d'alcool, le détachement de la famille ou d'adultes de confiance, l'instabilité familiale et l'incapacité à poursuivre des études, à conserver un travail ou à suivre un programme de jour. Un adolescent victime de la traite ou faisant l'objet d'une exploitation sexuelle peut avoir besoin des mêmes types de services qu'un adulte victime de la traite (refuge, soutien affectif, services juridiques, etc.), mais ces services doivent être adaptés à l'âge des mineurs (soit les jeunes âgés de moins de 18 ou 19 ans en fonction de la province de résidence).

Services à long terme

Ce cours de formation en ligne traite principalement des services de soutien immédiats et initiaux dont une personne victime de la traite peut avoir besoin. Une fois que la victime n'est plus dans une situation d'exploitation et que ses besoins immédiats ont été satisfaits, il est nécessaire de lui apporter un soutien à long terme. Les besoins à long terme sont propres à chacun. Ils incluent le logement, une formation en dynamique de la vie, une formation scolaire ou professionnelle, une orientation professionnelle et des services de conseils pour surmonter le traumatisme à long terme. Lorsque la personne atteint cette étape, vous pouvez l'aider à déterminer les différentes possibilités qui se présentent à elle.

 

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