Redonner le contrôle et obtenir le consentement - traite des personnes

Une personne victime de la traite n'a pas été en mesure de contrôler ce qui lui est arrivé. Vous pouvez aider une victime à reprendre le contrôle de sa vie en lui faisant confiance pour qu'elle prenne ses propres décisions et en lui demandant son consentement éclairé avant d'entreprendre toute action.

Le fait de donner à la personne victime de la traite autant de renseignements que possible, par exemple sur votre rôle, ce que vous pouvez lui apporter, les autres services disponibles et les étapes à venir, est un moyen concret de redonner le contrôle et le pouvoir de décision à la victime. N'oubliez pas que certaines personnes victimes de la traite peuvent se montrer hésitantes à accéder aux services et à recevoir du soutien, mais que d'autres acceptent facilement le soutien ou même avec complaisance : les personnes victimes de la traite sont souvent tellement conditionnées à ce que quelqu'un leur dise ce qu'elles doivent faire, qu'elles peuvent attendre de vous que vous preniez le relais du trafiquant.

Travailler avec plusieurs personnes présumées victimes de la traite

Il existe souvent une hiérarchie entre les personnes victimes de la traite.

Une personne peut se montrer plus dominante que d'autres, et parfois il se peut que le trafiquant ait récompensé une personne pour contrôler les autres. Créez un espace et prenez le temps de parler séparément à chaque personne, puis obtenez le consentement de chaque personne pour ce qui est de la prestation des services.

De plus :

  • Ne prenez pas de décisions pour la victime. Il se peut que vous ressentiez le besoin d'intervenir même si la personne victime de la traite ne vous a pas demandé d'aide ou a refusé votre proposition d'aide. Il est important de ne pas le faire. La prise de mesures peut vous mettre, la victime et vous-même, en danger. En outre, elle sera plus encline à revenir si sa décision a été respectée.
  • Lorsque cela est possible, donnez à la personne la possibilité de choisir entre un membre du personnel masculin ou féminin lorsqu'il est question de la prestation de services impliquant d'autres personnes, comme des infirmières, des agents de police et des interprètes.
  • Rappelez-lui qu'elle peut poser des questions, faire des pauses, demander de l'eau ou arrêter la conversation lorsqu'elle le souhaite.

‘Il est important de tenir compte de la capacité décisionnelle de la personne victime de la traite. La fournisseur de services doit privilégier les questions fermées comme’. Tu veux un café, un thé, du l’eau ou un jus de fruit? ‘aux questions ouvertes telles que’ Veux-tu quelque chose à boire?’. Cette remarque m’a été faite par une ancienne victime de la traite. Elle m’a dit que cela faisait tellement longtemps qu’on ne lui avait pas demandé ce qu’elle souhaitait manger ou boire, qu’elle se sentait prise au dépourvu quand on lui posait de simples questions. Son incapacité à faire des choix simples la mettait en colère et elle adoptait alors une attitude défensive et se refermait sur elle-même.’ – Naimo Krueger, travailleuse de soutien auprès d’anciennes victimes de la traite des personnes

 

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