Communiquer avec d'autres services - traites des personnes

Il se peut que vous ou votre organisme ne puissiez pas fournir tous les services dont a besoin une personne victime de la traite; il vous faudra alors l'orienter vers un autre organisme.

Ce ne sont cependant pas tous les fournisseurs de services et les organismes qui ont l'habitude ou l'expérience du travail auprès des personnes victimes de la traite. Chaque organisme a également des critères d'admissibilité qui diffèrent.

Certains organismes, comme les services de soins de santé primaires, sont ouverts à toute personne dans le besoin, mais d'autres imposent des restrictions quant aux personnes pouvant y être suivies.

Il est conseillé de communiquer avec l'organisme ou le fournisseur de services (avec le consentement de la victime) avant d'en faire la recommandation, afin de vérifier que leurs services sont bien en mesure de l'aider. Cette étape peut être effectuée sans avoir à communiquer le nom de la victime ou d'autres renseignements concernant son identité.

Par exemple, vous pouvez demander ce qui suit :

  • Est-ce que le fournisseur de services peut aider une personne présumée victime de la traite?
  • Est-ce que le fournisseur de services a l'habitude des cas de traite des personnes? Dans la négative, vous pouvez proposer d'aider le fournisseur à travailler avec la personne victime de la traite. (Vous pouvez également proposer à l'organisme de suivre ce cours en ligne.)
  • Est-ce que le fournisseur de services peut fournir des services qui concordent avec les besoins d'une personne victime de la traite?
  • Est-ce que le fournisseur de services peut fournir des services adaptés sur le plan culturel, comme l'alimentation, au besoin?
  • Est-ce que le fournisseur de services peut fournir ou mettre à disposition des services d'interprétation, au besoin?

En théorie, un fournisseur de services travaille avec une personne victime de la traite tout au long de son processus de rétablissement, en apportant du soutien et en coordonnant les services.

La gestion de cas s’est révélée comme la meilleure façon de coordonner les aspects sociaux, juridiques, médicaux, de santé mentale, d’immigration et de justice pénale des cas de traite des personnes, de manière à maintenir l’attention sur les anciennes victimes et leurs besoins. Il est absolument déterminant, tant pour le déroulement du processus que pour la victime, de pouvoir compter sur une même personne qui peut servir de fil conducteur entre tous les services et être la personne-ressource pour tous les systèmes déployés. – Florrie Burke, coprésidente de Freedom Network USA

 

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