Obstacles liés à la peur - traite des personnes

Pour une personne victime de la traite, la peur peut prendre diverses formes. Par exemple :

Peur des autorités policières ou autres
Pour diverses raisons, une personne victime de la traite peut craindre les autorités policières ou autres, notamment les gardes-frontières :

  • parce qu'elle fait quelque chose d'illégal (par exemple, travailler dans un laboratoire de drogues, comme Maria dans le Module 1) et croit que sera arrêtée;
  • parce qu'elle vient d'un pays où la police est inefficace, corrompue ou dangereuse;
  • parce qu'elle vient d'un autre pays et craint d'être expulsée;
  • parce que le trafiquant l'a menacée de violence si elle parle à la police.

Mon Histoire : La GRC est arrivée et on m’a demandé si j’étais d’accord pour y aller. J’ai répondu que oui. D’autres policiers sont également arrivés et ils sont entrés dans la maison. La GRC et les policiers ont trouvé d’autres hommes dans le sous-sol. Toutefois, ces derniers ont refusé du partir. Ils avaient trop peur. – CarlPeur du trafiquant ou peur pour lui

La violence et les menaces de violence sont les principaux moyens utilisés pour contrôler les personnes victimes de traite, et elles peuvent être dirigées vers la victime ou vers sa famille et ses amis. Une personne victime de la traite peut être convaincue que si elle cherche de l'aide, le trafiquant mettra à exécution les menaces qu'il lui a faites, à elle ou à ses proches.

Un trafiquant peut aussi créer une situation dans laquelle la victime de traite est dépendante de lui, malgré le fait qu'il l'exploite. La personne victime de la traite peut ensuite avoir l'impression que le trafiquant est la seule personne sur laquelle elle peut compter ou en laquelle elle peut avoir confiance. Dans la relation qu'elle entretient avec son trafiquant, elle peut considérer celui-ci comme subvenant à ses besoins ou comme son amoureux, et elle s'inquiète de ce qui arrivera s'il se fait attraper.

Peur de ne pas être crue ou d'être blâmée

Une personne qui a été victime de la traite peut craindre que, si elle vous raconte son histoire, vous n'allez pas la croire. Elle peut penser également que vous allez la blâmer de s'être mise dans cette situation ou dire « vous l'avez cherché ».

Écoutez l'audio suivante dans laquelle Mary Pichette, directrice générale de Servants Anonymous à Surrey, en Colombie-Britannique, parle de la violence et de la peur que subissent et éprouvent bon nombre de personnes victimes de la traite.

La violence et la feur. Mary Pichette, Directrice administrative, Servants Anonymous Society, Surrey Colombie-Britannique

 

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