Indicateurs de la traite des personnes à des fins de travail forcé

Mon Histoire : [Les trafiquants] m’ont dit que j’allais recevoir un chèque de paye toutes les deux semaines et mon contrat indiquait 12, 15 $ l’heure. Alors, j’étais vraiment très contente de savoir que j’allais gagner un salaire. Ils m’ont dit également que je devrais payer 80$ pour obtenir mon chèque de paye et que je devrais payer 400$ toutes les semaines. Je ne pouvais rien leur dire à cause de la langue et parce que je ne voulais pas retourner en Amérique latine; c’est une situation horrible et j’ai très peur d’y retourner. Je ne pouvais rien faire, je ne connaissais personne, j’étais malheureuse et j’avais peur. – ClaraAu Canada, des hommes, des femmes et des enfants peuvent être recrutés par des individus ou des bureaux de placement qui réclament des frais exorbitants pour des demandes de visa ou le transport. Les personnes victimes de traite internationale peuvent entrer au Canada légalement, par exemple avec un visa de touriste ou d'étudiant, ou elles peuvent entrer au Canada en utilisant des documents faux ou falsifiés.

Les personnes victimes de la traite à des fins de travail forcé peuvent travailler à peu près n'importe où : dans des endroits légitimes, comme une ferme, une usine de transformation des aliments, une usine de technologie, un chantier de construction ou un hôtel, ou dans des environnements illégaux, comme un laboratoire de drogues. Elles peuvent être hautement qualifiées, mais ne pas travailler dans leur domaine de compétence. Elles peuvent recevoir un salaire faible voire aucun, alors que d'autres doivent remettre la totalité ou une grande partie de leurs gains aux trafiquants. Elles peuvent subir des menaces de violence et des menaces d'expulsion de la part de leurs trafiquants.


Écoutez l'audio suivante dans laquelle le professeur Benjamin Perrin parle des indicateurs de la traite des personnes liée au travail forcé.

Indicateurs de travail forcé. Benjamin Perrin, Professeur adjoint, faculté de droit, Université de la Colombie-Britannique

Drapeau rouge – Indicateurs de la traite des personnes aux fins de travail forcé. Vous apprenez ou soupçonnez que la personne : habite et travaille au même endroit, peut-être avec plusieurs autres personnes; habite dans un endroit inadapté, qui ne répond pas aux normes, par exemple, un sous-sol, une vieille grange ou un hangar; travaille pendant de très longues heures – plus de huit heures par jour ou plus de cinq jours par semaine; travaille dans des conditions insalubres ou dangereuses; n’a pas de contrat pour le travail qu’elle fait ou a été forcée de signer un contrait illégal; ne peut pas quitter son emploi actuel, mais ne bit pas pourquoi; ne reçoit aucun salaire ou reçoit moins que la salaire minimum pour son travail; est tenue de verser une partie de ses revenus à quelqu’un d’autre; n’a droit à aucun avantage lié à son travail, comme des congés de maladie ou des heures supplémentaires; se fait retenir des amendes sur son salaire si elle fait quelque chose de mal; se fait retenir des frais de nourriture, de logement, de transport et d’achat d’outils sur son salaire. Vous pouvez aussi remarquer que la personne : ne porte ni vêtement ni équipement de protection approprié pour son travail; par exemple, des bottines à embout d’acier et un casque pour une personne qui travaille sur un chantier; est qualifiée pour un emploi donné, mais en occupe un autre – par exemple, un plombier qualifié qui débroussaille dans la forêt. Si vous vous rendez sur un lieu de travail, vous pouvez constater : l’absence d’avis de santé et de sécurité sur les murs; l’absence d’équipement de santé et de sécurité.

 

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