Indicateurs de la traite des personnes à des fins de servitude domestique

Sorties pour assister à un service religieux ou spirituel

Les victimes de la traite à des fins de servitude domestique ont parfois la permission de quitter la maison une fois dans la semaine pour assister à des services religieux ou spirituels. Il s'agit peut-être là du seul temps libre ou non surveillé qu'elles auront de la semaine.

Mon Histoire : Je crois je deviens folle. Je pleure tout le temps. Certains sons me ramènent dans le passé. On me remarque à cause de l’attention des médias. Je suis embarrassée. Je me sens jugée. Lorsque je me remémore ce qui m’est arrivé dans cette famille, je pleure. Il aurait mieux valu que je ne sois jamais venue au Canada. – LeticiaLa servitude domestique est un type de travail forcé, donc bon nombre des indicateurs sont les mêmes. Il en existe toutefois d'autres que vous pouvez rechercher dans les cas de traite des personnes à des fins de servitude domestique.

La plupart des travailleurs domestiques sont exploités dans des maisons privées. Les victimes de servitude domestique sont presque toutes tenues de nettoyer la maison, de faire la lessive, de préparer les repas, d'entretenir les pelouses et les jardins, de s'occuper des enfants, des personnes âgées et des animaux de compagnie. Bon nombre de ces travailleurs sont tenus d'être disponibles en tout temps et de travailler tous les jours, pour un salaire faible voire aucun, et ils peuvent être victimes d'abus verbaux, physiques et sexuels de la part des personnes du foyer. Un grand nombre d'entre eux sont menacés d'être renvoyés dans leur pays.

Les travailleurs domestiques peuvent être recrutés par des bureaux de placement, ou de manière privée par des membres de la famille ou d'autres personnes qu'ils connaissent.

Drapeau rouge – Indicateurs de la traite des personnes aux fins de servitude domestique. Vous apprenez ou soupçonnez que la personne : ne mange pas avec la famille, ou ne mange que les restes; semble mal nourrie ou vous dit qu’elle a faim; n’a pas le droit de quitter la maison ou n’a le droit d’en sortir qu’uniquement en compagnie d’un membre du foyer; si elle peut sortir de la maison, ses mouvements et ses activités sont restreints; doit être disponible pour travailler 24 heures sur 24, avec peu de jours de congé, voire aucun; a été agressée physiquement ou sexuellement par son employeur ou des membres du foyer; ne sait rien au sujet de la collectivité qui l’entoure (dû son isolement).

Confrontation avec la réalité. Rappelez-vous l’étude de cas 2, l’histoire d’Akeyo – la femme qui pensait avoir été embauchée comme bonne d’enfants pour une famille au Canada. Si vous travailliez au refuge auquel Akeyo a demandé de l’aide, auriez-vous reconnu qu’il s’agissait d’une victime de la traite? Pourquoi ou pourquoi pas?

 

Cliquez ici pour aller à la page précédente. précédente suivant Cliquez ici pour aller à la page suivante.

 

 

Tous droits réservés © Province de la Colombie-Britannique, 2014