Indicateurs de la traite des personnes à des fins d'exploitation sexuelle

Mon Histoire : Beaucoup de personnes finissent par avoir [des infections transmises sexuellement]. J’ai été l’une de celles qui ont eu la chance de ne pas en avoir, mais d’autres femmes doivent vivre avec cela le reste de leur vie. – StaceyOn peut trouver des femmes et des jeunes victimes de la traite dans les agences d'hôtesses, les studios de massage, la prostitution de rue, les clubs de danse exotique, la production de pornographie, ainsi que les maisons closes. Les trafiquants peuvent aussi mettre des petites annonces en ligne ou dans des journaux en offrant les services sexuels de femmes et de jeunes filles victimes de la traite.

Lorsque les trafiquants recrutent des femmes et des jeunes filles, ils vont souvent s'efforcer de construire une relation de confiance et de dépendance avec leurs victimes avant d'entamer le processus d'exploitation sexuelle. D'abord, ce processus peut impliquer qu'un trafiquant exige que la personne ait des rapports sexuels de plus en plus compromettants avec lui. Ensuite, il peut la forcer à avoir des rapports sexuels avec un ami lors d'une fête ou à travailler comme danseuse exotique. Il peut l'exploiter émotionnellement, par exemple, en lui posant un ultimatum qui amène la personne à obéir à tout ce qu'il demande.

La plupart des personnes victimes de la traite sont contrôlées par leurs trafiquants, par le recours à la violence et à l'agression sexuelle, ce qui assure ainsi leur docilité. De nombreuses victimes sont menacées de violence ou de mort si elles essaient de partir, et parfois les trafiquants imposent également des « frais de sortie ». Les femmes et les jeunes femmes victimes de traite à des fins d'exploitation sexuelle sont généralement forcées de donner leurs gains, ou d'atteindre un quota quotidien. Bon nombre d'entre elles sont aussi obligées d'avoir des rapports sexuels non protégés ou violents, de consommer des drogues ou d'autres substances, de prendre des contraceptifs ou de se faire avorter, ou de se faire faire un tatouage qui montre la propriété du trafiquant (cette pratique s'appelle le marquage). De nombreuses victimes souffrent de problèmes de santé mentale, notamment la dépression et le trouble de stress post-traumatique.

Écoutez l'audio suivante, dans laquelle le professeur Benjamin Perrin parle de l'utilisation des téléphones cellulaires comme méthode de contrôle courante utilisée par les trafiquants.

Contrôle au moyen de téléphones cellulaires, Benjamin Perrin, Professeur adjoint, faculté de droit, Université de la Colombia-Britannique

Drapeau rouge – Indicateurs de la traite de personnes aux fins d’exploitation sexuelle.  Vous découvrez que la personne présente un ou plusieurs des problèmes de santé suivants : Infection ou maladie transmissible sexuellement; traumatismes pelviens, rectaux ou urinaires (signes de rapports sexuels non protégés ou violents et avortements multiples ou forcés); problèmes de santé mentale, y compris la dépression; trouble de stress post-traumatique; amnésie; toxicomanie ou alcoolisme, ou les deux; malnutrition; autres ennuis de santé tels que des problèmes de dos, auditifs, cardiovasculaires ou respiratoires. Vous remarquez que la personne : a des cicatrices, des blessures ou présente d’autres signes de mauvais traitements ou de torture; utilise régulièrement son téléphone cellulaire pour appeler la même personne; a le symbole d’un gang ou un nom tatoué sur le cou ou ailleurs, ce qui suggère une appartenance, ou porte les couleurs ou les bijoux d’un gang (p. ex., un collier ayant la forme du symbole d’un gang).

 

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