Indicateurs de mauvais traitements et de contrôle - traite des personnes

Mon Histoire : Ils m’avaient injecté de la drogue. J’étais couvert de bleus et de marques d’aiguille sur tout le corps. Aux urgences, quand j’ai tenté de dire à quelqu’un ce qui se passait, je ne pouvais presque pas m’exprimer, j’étais en état de choc profond et j’étais terrifiée de parler, car ce que je disais n’avait aucun sens. – LeannDans le Module 1, nous avons passé en revue les nombreuses tactiques que les trafiquants utilisent pour abuser des personnes qu'ils exploitent et les contrôler afin qu'elles demeurent dociles. Elles comprennent la violence, la peur, la servitude pour dettes la dépendance (par exemple, par rapport aux drogues ou au trafiquant), l'isolement (le trafiquant ne la laissera peut-être jamais sortir seule), la culpabilité et la honte.

Un trafiquant peut aussi exercer un contrôle – et empêcher la personne de s'enfuir ou de demander de l'aide – en lui prenant ses documents essentiels, par exemple un passeport ou un visa. Si la personne a été victime de la traite internationale, le trafiquant peut prendre son billet d'avion de retour. Une personne victime de la traite interne peut se voir confisquer son permis de conduire, sa carte de crédit, sa carte d'assurance-maladie ou son certificat de statut indien par le trafiquant.

Regardez la vidéo de la campagne de la GRC intitulée Je ne suis pas à vendre, dans laquelle Suzanne Cooper explique pourquoi la personne victime de la traite fait tout ce que veut le trafiquant.

Liens engendrés par la traite

Drapeau rouge – Indicateurs de mauvais traitements et de contrôle – Vous apprenez ou soupçonnez que la personne potentiellement victime de la traite : droit travailler contre sa volonté; ne peut pas quitter sa situation actuelle; a été menacée : de violence, contre elle ou contre ses proches, d’arrestation ou d’expulsion, de conditions de travail encoure pires, de ne pas être payée; est punie lorsqu’elle fait quelque chose de mal; ne peut quitter la maison que pour aller travailler, ou ses activités en dehors du travail sont fortement contrôlées; dort là où elle travaille, ou n’a pas d’espace privé; a souvent changé d’endroit; ne connaît pas bien les environs ou ne sait pas où elle est; a un contrôle limité ou inexistant sur ses conditions de travail; travaille de façon excessive pendant de langues heures avec peu de pauses ou de jours de congé; n’a pas d’argent, n’a pas accès à de l’argent ou remet son argent à quelqu’un d’autre; est liée par une dette envers une autre personne; n’a pas accès à des soins médicaux; a des contacts limités avec ses amis ou sa famille. La personne présente d’autres signes qu’elle est maltraitée ou contrôlée – par exemple, elle : est craintive ou anxieuse en général, elle a peur de la police ou d’une autre autorité plus précisément; est toujours accompagnée de quelqu’un d’autre; permet à cette autre personne de parler pour elle, même lorsque l’on s’adresse à elle directement; agit comme si elle suivait des instructions ou parle comme si elle lisait un script; ne peut pas prendre un rendez-vous seule (elle n’est pas maître de son propre emploi du temps); a des cicatrices ou des blessures visibles, comme des ecchymoses autour des poignets parce qu’elle a été attachée ou des brûlures de cigarette à l’intérieur de ses bras ou de ses jambes; a faim ou semble mal nourrie.

 

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