Barrières sociales et psychologiques - traite des personnes

Mon Histoire : Je suis passée par les différentes phases du traumatisme, et puis par la colère … - StaceyTraumatisme
Une personne victime de la traite peut souffrir d'un profond traumatisme de son expérience, de même que des expériences antérieures dans sa vie. (Vous vous souvenez d'Helen dans notre étude de cas? Elle a subi des agressions sexuelles dès son plus jeune âge.) Un traumatisme peut se produire en conséquence de nombreux facteurs, y compris l'isolement, les mauvais traitements, la violence, ou le fait d'être témoin d'actes de violence. Ce traumatisme entraîne ensuite un effet sur le comportement de la personne, qui peut se manifester dans ses interactions avec vous. Les symptômes du traumatisme peuvent comprendre la colère et l'irritabilité, la culpabilité et l'autoflagellation, la confusion, l'anxiété et la crainte, le repli sur soi-même et le déni. Une personne victime de la traite peut également faire de l'insomnie ou des cauchemars, avoir des pertes de mémoire, des maux, des douleurs, des problèmes de concentration ou encore souffrir d'épuisement, ce qui complique la cohérence ou la clarté de son histoire.

Honte et culpabilité
Une personne qui a été victime de la traite peut ressentir de la honte ou de la culpabilité par rapport au travail qu'elle exécute, parce qu'elle a été dupée, parce qu'elle a dû emprunter de l'argent à sa famille ou parce qu'elle n'en a pas à envoyer chez elle, ou même pour avoir jeté la honte sur sa famille ou sa collectivité. Elle peut être trop embarrassée pour demander de l'aide et ne pas vouloir révéler les détails intimes de son histoire.

Manque de confiance
Une personne victime de la traite a pu être exploitée par quelqu'un en qui elle avait confiance : un partenaire, un membre de la famille, un voisin. Maintenant, elle pourrait ne plus faire confiance à personne. Elle ne sait peut-être pas trop non plus ce qu'on peut faire pour l'aider, elle a pu avoir de mauvaises expériences en tentant d'avoir de l'aide dans le passé. Elle ne sait peut-être pas que vous allez l'aider sans rien demander en retour.

Barrière de la langue
Une personne victime de la traite venant de l'étranger peut ne pas parler la même langue que vous ou en avoir une connaissance limitée, tandis que celle qui vient du Canada pourrait utiliser des mots différents pour décrire les choses. Par exemple, une femme autochtone peut vous dire qu'un homme l'a « embêtée » ou « achalée », ce qui peut vouloir dire dans sa culture qu'elle a subi une agression sexuelle.

Besoin d'argent
Bon nombre de personnes en arrivent à être victimes de la traite parce qu'elles ont besoin d'argent pour rembourser une dette, pour envoyer de l'argent à leur famille, pour alimenter une dépendance ou simplement pour vivre. Une personne victime de la traite peut être réticente à vous raconter son histoire, parce qu'elle continue à avoir besoin d'argent, même si elle sait qu'elle est actuellement exploitée.

 

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