Conclusions de la GRC - traite des personnes

Selon la GRC, en date d'août 2013, il y a eu 46 cas de traite des personnes pour lesquels des condamnations ont été prononcées au Canada et 87 personnes ont été reconnues coupables de traite des personnes ou d'infractions connexes. Pour obtenir le plus récent résumé des condamnations pour traite des personnes, consultez le Centre national de coordination contre la traite de personnes.

Voici les conclusions présentées dans plusieurs rapports de la GRC :

  • Au Canada, la traite à des fins d'exploitation sexuelle est généralement associée au proxénétisme organisé qui se produit discrètement sous divers paravents, comme les agences d'hôtesses et les maisons closes.
  • La majorité des femmes et des jeunes filles victimes de la traite interne ont au départ entre 14 et 25 ans, et la plupart sont recrutées par Internet ou par une connaissance. En grande partie, il s'agit de femmes et de jeunes filles ayant des difficultés économiques qui sont à risque ou de jeunes qui s'enfuient de leur foyer.
  • Les femmes étrangères victimes de la traite engagées dans le commerce du sexe au Canada proviennent principalement d'Europe de l'Est et d'Asie. Les femmes victimes de traite d'Europe de l'Est sont âgées de 21 à 38 ans et travaillent la plupart du temps dans le secteur des agences d'hôtesses. Elles ont été attirées au Canada par des annonces dans les sites Web et les journaux.
  • Les ressortissants africains identifiés comme victimes de la traite l'ont été à des fins d'exploitation sexuelle à l'extérieur du pays et avant d'arriver au Canada.
  • Les réseaux du crime organisé ayant des liens en Europe de l'Est ont participé à l'entrée organisée de femmes des États de l'ancienne Union soviétique au Canada visant des emplois dans les agences d'hôtesses de la région du Grand Toronto et éventuellement dans les agences d'hôtesses et les studios de massage de la région de Montréal. Ces groupes ont fait preuve de capacités transnationales et ont révélé des liens importants avec des trafiquants condamnés en République tchèque, en Allemagne, au Bélarus et en Israël.
  • La plupart des ressortissants étrangers exploités pour leur travail dans des situations de
    servitude domestique sont des femmes de milieux défavorisés qui sont recrutées à l'étranger par la famille employeur et amenées au Canada au moyen de visas de visiteur. Certaines sont également entrées dans le pays par le mariage par correspondance ou ont été parrainées comme épouses ou fiancées. Toutes ont été soumises, menacées, sous-payées et forcées à travailler par leur employeur.
  • Les enquêtes menées à ce jour sur la traite à des fins de travail forcé ont mis en cause des individus ou des cellules familiales tirant profit des travailleurs étrangers et les exploitant pour leur propre bénéfice. La GRC n'a pas déterminé l'implication du crime organisé dans la traite à des fins de travail forcé.
  • Les victimes ont indiqué dans les enquêtes sur la traite que si elles n'avaient pas fourni leur travail ou leurs services, leur employeur aurait pu leur faire du mal, à elles ou aux membres de leur famille au Canada ou à l'étranger.
  • Plusieurs catégories d'enfants, telles que des enfants fugueurs et des jeunes vivant sans parents ou tuteurs, ont été considérées comme plus vulnérables à la traite à des fins d'exploitation sexuelle. Ces enfants et ces jeunes ont souvent manqué de surveillance, ou n'étaient pas préparés ni assez mûrs pour faire face à la manipulation et au contrôle des autres, les mettant ainsi en situation de risque éventuel.

Mauvais traitements voilés – crimes voilés

Une étude publiée en 2010 par la GRC démontre que « certains jeunes canadiens impliqués dans le commerce du sexe ont été recrutés, transportés et exploités, certains plus ouvertement et de manière beaucoup plus intensive que d'autres ».

Hidden Abuse – Hidden Crime. The Domestic Trafficking of Children and Youth in Canada: The Relationship to Sexual Exploitation, Running Away and Children at Risk of Harm (PDF) de Marlene Dalley.

 

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