Étude de traite des personnes cas 1 : Edward

Lisez l'étude de cas qui suit. Ensuite, cliquez sur l'image pour répondre au questionnaire au sujet d'Edward.

Qu'en pensez-vous? Répondez au questionnaire.À 32 ans, après avoir laissé sa femme et ses trois enfants à Manille, Edward pensait venir au Canada pour travailler au sein d'une équipe de construction de deux brise-glaces océaniques pour le gouvernement canadien. Il devait être payé 23 $ l'heure, plus les heures supplémentaires, logé et nourri.

Une entreprise de main-d'oeuvre en Ontario, qui pensait fournir légitimement des travailleurs dans le cadre du contrat fédéral, avait demandé à deux entreprises de recrutement situées à Manille de les aider à trouver des travailleurs qualifiés; c'est ainsi qu'Edward avait trouvé cet emploi. Pour être admis, il a dû passer un examen médical, suivre des cours d'anglais et remettre ses compétences professionnelles à niveau, le tout à ses propres frais. Il a également dû verser 12 000 $ aux recruteurs en frais de « placement », lesquels comprenaient un permis de travail temporaire légal pour entrer au Canada.

Ce qu'Edward ne savait pas, c'est que le contrat de construction des brise-glaces n'avait pas été conclu. Une fois arrivé au Canada, les recruteurs l'ont tout de même dirigé vers un agent en Ontario, qui à son tour l'a dirigé vers un homme nommé Robert.

Robert s'est emparé du passeport d'Edward et a conduit celui-ci dans une maison de Toronto où il s'est retrouvé avec sept autres hommes philippins (tous des plombiers ou des soudeurs qualifiés), partageant un lit pour quatre au sous-sol. Le lendemain, Edward et les autres hommes ont été conduits en camion pendant deux heures vers le nord, jusqu'à une nouvelle maison faisant partie d'une ferme répugnante et abandonnée.

À partir de la ferme, les hommes étaient conduits au travail à 5 h 15 tous les matins : certains pour nettoyer une usine de mise en bouteille d'eau, d'autres pour creuser des fossés ou ramasser les déchets près du domaine de Robert. Lorsqu'Edward a demandé à son patron quand il aurait son premier chèque de paye, celui-ci lui a répondu : « Vous ne savez pas que j'ai dépensé 4 000 $ pour vous avoir? » Robert dit également à Edward que son permis de travail est expiré et qu'il lui suffit « d'un appel, pour qu'il soit expulsé », puis il menace de le battre s'il ne retourne pas travailler.

Par la suite, certains hommes reçoivent une paye, mais pas Edward. Le cas d'Edward attire finalement l'attention des agents de l'ambassade des Philippines lorsqu'un homme du groupe, un soudeur, s'échappe de son lieu de travail près d'Hamilton et se met en relation avec son ambassade. Quelques jours plus tard, le personnel consulaire vient secourir les autres hommes de la ferme, y compris Edward. Edward a maintenant une maison et un emploi rémunérateur à Saskatoon, et il a présenté une demande de parrainage pour sa famille afin qu'elle puisse venir au Canada. (D'après une histoire vraie au Canada.)

 

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