Ampleur de la traite des personnes au Canada

Bien qu'il soit difficile d'évaluer le nombre exact des personnes victimes de la traite au Canada, il devient de plus en plus évident que la traite se propage largement, tant à l'échelle internationale que nationale.

Au Canada, les renseignements obtenus des membres de la collectivité et des enquêtes policières nous portent à croire que les personnes les plus vulnérables à la traite sont les femmes et jeunes filles canadiennes, victimes d'exploitation sexuelle.

Le Plan d'action national de lutte contre la traite des personnes nous indique que :

« Au Canada, la traite des personnes a souvent lieu dans les grands centres urbains et dans les petites villes; elle est axée sur l'exploitation sexuelle. Nous savons que les hommes, les enfants et les femmes peuvent être victimes de ce crime, même si ces dernières constituent la majorité des victimes. De façon générale, les personnes les plus à risque sont celles les moins avantagées sur le plan socioéconomique, par exemple les femmes, les jeunes et les enfants d'origine autochtone, les migrants, les nouveaux immigrants, les adolescents en fugue, les enfants sous la responsabilité d'organismes de protection de la jeunesse ainsi que les jeunes filles et les femmes, qui peuvent être entraînés dans les grands centres urbains ou y déménager de façon volontaire.

Flesh Trade (commerce sexuel), partie 1

Dans la vidéo suivante, la journaliste Jill Croteau du Global News Calgary enquête sur le commerce sexuel – la traite des personnes à des fins d'exploitation sexuelle au Canada. Cette vidéo donne la parole aux corps policiers, aux fournisseurs de services, ainsi qu'aux anciennes victimes.

Flesh Trade (commerce sexuel), partie 1

« Plus récemment, on a remarqué une augmentation de preuves de la traite à des fins de travail forcé. Des enquêtes ont été réalisées partout au pays et ont mené à des accusations en Alberta, en Ontario et en Colombie-Britannique. Les enquêtes et les données policières relatives au travail ont porté sur des ressortissants étrangers, hommes et femmes, originaires des Philippines, de l'Inde, de la Pologne, de la Chine, de l'Éthiopie, du Mexique, de la Thaïlande et de la Hongrie.

« De plus, certaines indications laissent croire que des employeurs assurent le transport illégal de ressortissants étrangers vers le Canada afin de les exploiter comme domestiques.

« Les organismes d'application de la loi ont beaucoup de difficultés à obtenir la collaboration des victimes étrangères. En effet, celles-ci sont généralement seules au pays, sans famille ni système de soutien, et elles doivent souvent composer avec des obstacles linguistiques. En outre, elles ne se voient pas nécessairement comme victimes de la traite. Dans la plupart des cas, elles ne font pas confiance à la police et ne voient aucun avantage à coopérer avec elle. »

 

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